LES PSYCHOLOGUES ET LE JEU D’ÉCHECS

Le joueur d’Échecs attend de la psychologie qu’elle lui révèle les qualités requises pour atteindre un niveau élevé ainsi que la façon de les développer. Les recherches dans ce domaine tiennent également compte de problèmes plus personnels; lorsque l’ont analyse la démarche d’un joueur de compétition, on peut aisément en déduire les meilleurs méthodes d’entraînement, améliorer ses capacités de calcul et résoudre les problèmes occasionnés par le temps limité d’une parti. C’est en aidant le joueur à développer sa valeur sportive que la psychologie peut jouer un rôle dans l’amélioration de ses résultats.

Les psychologues O. TIKHOMIROV et V. POUCHKINE ont mis en évidence les différences entre la réflexion du joueur et celle de la machine. Pour choisir un coup, le programme élimine certaines suites. Au départ, l’homme en fait autant. La différence réside dans le fait que celui-ci élargira la portée des ses analyses si le coup retenu ne le satisfait pas. Les commentaires de parties, les articles et les livres écrits par les joueurs d’Échecs représentent une source précieuse d’informations pour les psychologues. En analysant ces écrits, il faut tenir compte du fait que les MAÎTRES d’Échecs ne sont pas des psychologues professionnelles et par conséquent, que l’emploi des termes techniques n’est pas toujours correct. De plus ils ne sont pas très encline à raconter leurs expériences et à décrire leurs pensées. Alekhine s’en plaignait:  » Je pense que dans l’intérêt des amateurs et du jeu lui même, les MAÎTRES devraient nous renseigner davantage sur ce qui les pousse à choisir un coup ».

Emmanuel Lasker fut le premier à réaliser que la personnalité du joueur rejaillissait dans son jeu. Il comprit qu’il était impossible de percer les secrets d’une lutte échiquéenne sans tenir compte de l’élément humain, de la psychologie du joueur, de ses expériences pendant le combat, de ses réactions et de ses préférences. Pour Lasker, les Échecs étaient avant tout un combat entre deux personnalités.

« Ce ne sont pas les pièces de bois qui se battent sur l’échiquier, mais deux êtres humains. »  Pour cette raison, il étudia le style, les points forts et les faiblesses de son adversaires et joua souvent des coups qui n’étaient peut-être pas, objectivement, les meilleurs, mais qui semblaient plus aptes à contrer le jeu ennemi.

Une partie d’Échecs est une lutte; il est donc primordial de connaître les forces et le faiblesses de son adversaire.

Lasker exploita souvent sa connaissance psychologique de l’opposant, l’obligeant à jouer le genre de parties qu’il appréciait le moins. Sa méthode ne fut pas bien comprise par ses contemporains. Ceux-ci l’accusèrent d’être chanceux  » aux Echecs, comme s’il possédait des pouvoirs hypnotiques. De nos jours, l’approche psychologique de l’adversaire est universellement utilisées. 250x250_dark

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